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11 juillet 2009

La playlist: Fiery Furnaces, Ebony Bones, We Are Enfant Terrible

Audio La Playlist 10/07/2009 à 16h53


A ECOUTER

Et aussi We Were Promised Jetpacks et Billie Holiday pour la dernière playlist de la saison. Chaque week-end, écoutez la sélection musique des chroniqueurs de Libération.

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A gagner, cette semaine:
March/2009, le CD de Be My Weapon, alias David Freel (ex-Swell).
Pour gagner ce CD, cliquez ici.

Durée: 27'03"

LES TITRES CHOISIS

- Teddy's On Kent, de Fiery Furnaces
choisi par Sophian Fanen

- Lobster Quadrille, par We Are Enfant Terrible
choisi par Philippe Brochen

- These Four Walls, par We Were Promised Jetpacks
choisi par Christian Losson

- In G.O.D. We Trust, par Ebony Bones
choisi par Florent Latrive

- The End of a Love Affair, de Billie Holiday
choisi par Sofian Fanen

10 juillet 2009

Madonna, ça donne à réfléchir

Musique 09/07/2009 à 06h52


Critique

Pop. Les concerts sont fastidieux, les billets hors de prix et Bercy peine à se remplir.

1 réaction

Madonna à Bercy, ce soir à 20 heures.

Atrois jours d’intervalle, Britney Spears et Madonna paradent à Bercy, lieu de sacre usuel des tournées mondiales qui, fait inhabituel, prend pour les deux emblêmes FM américain(e)s des allures de purgatoire. A Paris, samedi, dimanche et lundi derniers, le Circus de l’infante détraquée a occupé l’espace dans une débauche de vidéos, de lumières, d’accessoires et de figurants (danseurs, voltigeurs, jongleurs…), manifestement destinée à masquer une heure quarante de play-back grossier (jamais une image sur elle, histoire de maintenir l’écran de fumée). Et il restait un grand nombre de places vides dans les gradins - comme pour Leonard Cohen, avant-hier.

Ennui. Ce soir, Madonna, la cinquantaine désormais entamée, revient à Paris et l’ambiance n’est guère plus folichonne. Onze mois après sa venue à Nice et au Stade de France (fin août 2008), son Sticky and Sweet Tour n’a pas laissé de trace marquante - pas plus que l’album Hard Candy, qui devait assurer la mise en feu. Tout juste garde-t-on le souvenir d’un show mécanique, qui persiste à capitaliser sur une posture «athlético-sulfureuse» à peine capable d’offusquer ponctuellement d’obscures mouvances intégristes. Hormis les derniers moments du déballage (4 Minutes, Hung up…), l’ennui guette même assez fréquemment. Un an plus tard, on suppute juste un ou deux changements de titres et de costumes et, récemment adjoint pour les raisons qu’on sait, un petit hommage dansé à Michael Jackson.

Or, le tout revient en 2009 à prix bradé. Par la force des choses. Car Madonna a été la première à fonctionner sur des tarifs insensés qui, aujourd’hui, peinent de plus en plus à trouver une justification autre que le pragmatisme jadis brandi sous le sobriquet de Material Girl. Toutefois, manifestement, un nombre croissant de consommateurs renâcle, dans une gamme allant de 82,50 à 192,50 euros, à être perçus comme de simples gogos par une artiste que d’aucuns commencent même à juger en voie de ringardisation. Début juin, une promo à 65 euros est apparue. Hier, on trouvait encore à peu près tout ce qu’on voulait comme places sur le site de Bercy. Détail utile : Madonna est désormais en affaires avec la société américaine très controversée (du moins en France), Live Nation, qui a, ce week-end, eu recours à la même pratique tarifaire déflationniste, faute de réservations, au festival Main Square d’Arras.

Ridicule.

Source et rédaction de cet article : Libération

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Orelsan défendu par La Ligue des droits de l’Homme


Depuis début juin, il est impossible de trouver à Paris l'album du rappeur dans les bacs des bibliothèques et médiathèques municipales. Une «censure», selon la LDH.

73 réactions

Orelsan, encore et toujours. La polémique autour du rappeur, relancée après son éviction de dernière minute des Francofolies de La Rochelle, n'en finit pas de faire parler. Dernier épisode en date : l'intervention de la Ligue des droits de l'Homme (LDH) qui demande à Christophe Girard, adjoint PS au maire de Paris chargé de la Culture, de revenir sur sa décision de retirer des bibliothèques et médiathèques municipales, l'album Perdu d'avance.

Mardi dans une lettre ouverte adressée à l'adjoint de Bertrand Delanoë, la Ligue des droits de l'Homme n'a pas hésité à qualifier de «censure» cette décision. «Ce CD (...) n'enfreint aucune loi et aucun juge n’a été saisi de son contenu. Il ne peut donc être retiré : la censure des textes évoque irrésistiblement les pratiques de municipalités d’une toute autre couleur politique», écrit la LDH dans la missive, cosignée par sept associations dont la Société des réalisateurs de films (SRF), la Guilde des scénaristes (UGS) et l'Association nationale des critiques d’arts (ANCA).

«On est en train de “normer” la représentation artistique»

«On prononce une mesure d'interdiction pour un CD qui ne fait pas l'objet de poursuites aux yeux de la loi. Sur quels critères se base-t-on, au juste, pour l'interdire?», s'interroge Agnès Tricoire, déléguée à l'Observatoire de la liberté de création, créé en 2002 à l'initiative de la LDH, et qui est à l'origine du courrier. Selon elle, la question posée par la polémique n'est pas de «savoir si oui ou non, on approuve les textes d'Orelsan», mais plutôt celle de la place à accorder «à l'interprétation de l'oeuvre artistique, au sens large». «On est en train de «normer» la représentation artistique pour des motifs moraux et éthiques, c'est une grande régression...», poursuit-elle. Des interrogations relayées dans le courrier adressé à l'adjoint au maire de Paris. 

Début juin, Christophe Girard avait justifié le retrait de l'album des 60 bibliothèques de prêt de la ville en jugeant «indispensable d’éviter qu’un public mineur ou non averti soit confronté à l’écoute de morceaux dont les textes insultent les homosexuels et glorifient la violence faite aux femmes» – à noter que la chanson Sale Pute, au coeur de la polémique depuis quelques mois, ne figure pas sur le disque. Pour Agnès Tricoire, la protection de l'enfance est un mauvais argument, car «plus c'est interdit, plus les adolescents sautent dessus. Ils ont juste à aller à la Fnac pour écouter la chanson».

«Il n'y a pas eu de débat»

Source et rédaction de cet article : Libération

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STAFF BENDA BILILI" TRAILER

4 years in the life of a handicapped band on their way to success.From the sidewalks of Kinshasa to their first concert in Europe... A tale of courage and dignity. A film by Renaud Barret and Florent de La Tullaye
Catégorie :  Films et animations
Tags : 

Staff Benda Bilili 'Polio'

Staff Benda Bilili in a recording session at the zoological garden of Kinshasa

Staff Benda Bilili's"Avramandole" - Choregraphy by V12

V-12 is a handicapped choregrapher from the district of Masina (Kinshasa)... He and his dancers perform in all the shows of Staff Benda Bilili, a handicapped band... Handicap ? What handicap ?
Ricky, leader of staff likes to say;" we are more valid than valid".
Visit http://myspace.com/staffbendabilili
STAFF BENDA BILILI are like nothing you have ever seen or heard before.
The "Polio" video was shot during the recording sessions for this album.

A group of paraplegic street musicians who live around the grounds of the zoo in Kinshasa, Congo, they make music of astonishing power and beauty. Four senior singers / guitarists on makeshift wheelchairs are supported by a young, all-acoustic rhythm section, plus a 17 year-old prodigy performing infectious guitar-like solos on a one-string electric lute he designed and built himself out of a tin can. Please welcome the utterly soulful and mesmerising sound of STAFF BENDA BILILI.

Recorded and produced by Vincent Kenis, their debut album "TRÈS TRÈS FORT" will be released in late February 2009. Crammed discs

A feature film about Staff Benda Bilili is about to be completed by film producers Renaud Barrett and Florent de la Tullaye.
Catégorie :  Musique
Tags : 

NA LINGUI YO from STAFF BENDA BILILI

Staff Benda Bilili are like nothing you have ever seen or heard before. A group of paraplegic street musicians who live in and around the grounds of the zoo in Kinshasa, Congo, they make music of astonishing power and beauty. The band's mesmerising rumba-rooted grooves, overlaid with vibrant vocals, remind you at times of Cuban nonchalance, at other times of the Godfather of Soul himself. You can hear echoes of old-school rhythm and blues, then reggae, then no-holds barred funk. Four senior singer/guitarists sitting on spectacularly customized tricycles, occasionally dancing on the floor of the stage, arms raised in joyful supplication, are the core of the band, backed by a younger, all-acoustic, rhythm section pounding out tight beats. Over the top of this are weird, infectious guitar-like solos performed by young Roger Landu, (an ex-street kid the band took under their wing), who plays a one-string electric lute he designed and built himself out of a tin can.

The lyrics of the Staff Benda Bilili are wise, ironical advice to the people who live in the streets. In Lingala, "Benda Billi" means "look beyond appearances".

Entitled "Très Très Fort" ('Very Very Strong'... or 'Very Very Loud'), their first album was produced by Vincent Kenis (already responsible for introducing and producing Konono N°1, Kasaï Allstars and the Congotronics series). The songs were recorded out in the open, mainly in the zoological garden near centre ville. The album will be released in Feb/March 2009.

The physical version of the album contains video bonuses directed by Belle Kinoise aka Florent de la Tullaye and Renaud Barret, who discovered the band while they were filming their "Jupiter's Dance" documentary in Kinshasa. Florent and Renaud have been documenting the story of the band since 2004, and are working on a feature-length film devoted to the life of Staff Benda Bilili, from the sidewalks of Kinshasa to their (upcoming) first concerts in Europe.
Catégorie :  Musique
Tags : 

Kings of the Congo


Critique

World. Venus des bas-fonds de Kinshasa, touchés par la polio, les musiciens de Staff Benda Bilili sortent enfin de l’anonymat. Ils se produisent ce soir à Bourg-en-Bresse et la semaine prochaine à Paris.

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Staff Benda Bilili en concert ce soir au festival les Temps chauds, à Bourg-en-Bresse (01), et mercredi à Paris au Cabaret sauvage, parc de la Villette, 75019.

Carpe diem post-concert, costard de sapeur élimé, casquette de cuir noir tombée : Ricky savoure l’instant. «On a envoyé le son, non ?» se marre le leader de Staff Benda Bilili. SBB : «Regarde au-delà des apparences», en lingala, langue véhiculaire d’Afrique centrale. Soit sept lascars antistars hilares de Kinshasa ; sept SDF de la capitale congolaise que la majorité, poliomyélitique, sillonne encore en carriole bariolée. Sept quasi-affranchis de la rue, qui forment un attelage interlope d’exilés de l’intérieur.

Bidouillage.Déformant l’héritage musical de rumba importée de Cuba pour mieux malaxer un son soul-funk-ragga venu de nulle part. Loin du flot de ndombolo crachoté par les radios. «Je ne connais que deux musiciens», souffle Ricky : James Brown et Michael Jackson. Le premier, il l’a vu en 1974, à l’ex-Stade du 20 Mai, en concert, lors du match Ali-Foreman. Le second, il l’a croisé à chaque coin de rue, par radio interposée… Pas du revival, SBB. Du survival. Un son comme un crochet du gauche. Blues de transe, rock magnétique, énergie jubilatoire ; 300 spectateurs au début du concert donné dimanche aux Eurockéennes de Belfort, 3 000 à l’arrivée l’ont expérimenté. A vous électriser un programmateur de festival, qui fait son autocritique : «J’aurais dû les mettre sur une scène de 1 5000 personnes, à 1 heure du mat, ça aurait déchiré.» Ricky, lui, 59 piges au compteur, 13 de plus que l’espérance de vie de la campagne congolaise, ne regrette rien. «Jamais pensé qu’on pourrait plaire autant, tant on a été ignorés», dit-il. Jamais pensé qu’il aurait «pu aller jusque-là», en levant les yeux au ciel, nimbé de cumulonimbus.

S’est ouvert il y a six ans un horizon en marge du slalom dans le bitume défoncé, de la revente de cigarette à l’unité ou du bidouillage de fringues. Un jour de 2004, Ricky et Coco (l’acolyte guitariste-charpentier aux épaules en forme de poutre et aux doigts pareils à des broches) ont croisé Renaud Barret et Florent de La Tullaye, deux cinéastes français. Repété à l’ombre des manguiers et dans les coassements de grenouilles du jardin zoologique. Enregistré sur l’ordi, alimenté à l’arrache, d’un producteur belge, Vincent Kenis. Croisé, aussi, des pointures : Björk, Damon Albarn, Amadou, De La Soul… «Kinshasa n’aime pas trop ce que l’on fait, regrette Ricky. Les Blancs des quartiers friqués, c’est une autre histoire.» Maintenant que les occidentaux s’entichent de ces musiciens fétiches, Kinshasa changera-t-il de feeling ? Les voilà, visas en poche, en France. Premier vol en avion, première nuit dans un hôtel, premier concert hors de la république démocratique du Congo (à part une virée dans la capitale de l’autre Congo).

Boîte de conserve.

Source et rédaction de cet article : Libération

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09 juillet 2009

Brakes, freins à disque


Critique

Rock. «Touchdown», troisième album du commando de Brighton d’Eamon Hamilton, parachève la manière brute maison.

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Brakes CD Touchdown (Fat Cat).

Hootenanny polka punk, trash slop, folk sonique, rockabilly pop, progressive ? Simplement Brakes. Pas «The Brakes». Brakes.

Nos colonnes avaient salué l’avènement de ce coup de patins anglais sur les pentes de Brighton il y a quatre ans (Give Blood). Loin de se calmer depuis, Eamon Hamilton (du British Sea Power), Malkovitch leader chantant, et son peloton (Tom et Alex, d’Electric Soft Parade ou Testless List, et Mark, de Tenderfoot), passé le best of country-punk Beatific Visions (2007),ont changé de braquet, serré si possible les règles du jeu.

Poings. A peine recadré au pressage (production Paul Savage, des Delgados, aux studios écossais Cher 19), Touchdown qui surgit, donne un tour de vis, c’est un album plaisamment à cran.

Cela se ressent presque palpablement, physiquement ; de Two Shocks à Leaving England en passant par Red Rag, le son pressé, la voix compressée, les guitares écharpées, comme les motifs mélodiques, refrains et gimmicks, arrangements, sont d’abord compacts. Punch et sécheresse. Comme des poings crispés à la cogne de coin de rues - sans élan à la krav maga.

Les airs noueux rasent les murs, de brique industrielle, avec des airs louches de hooligans prêts à en découdre au moindre prétexte ; prompts à grogner, grincer du riff, debout sur les freins au déboulé de la colline, à ruer et à piler. Il faut voir comme Hey Hey (single) crache la rythmique cats à la Cochran.

Le seul Why Tell the Truth… sur 12 rushs (plus un «fantôme» de service : Forever, slow-rock siffloté - et 2 EP’s = 5 bonus, dont 1 faux départ, en doublon anglais-français = 3), le seul Why donc fait son doucereux… Quarante secondes durant ; et déjà la transe de saint-Guy repart, la tension reprenant le dessus - le naturel rock qui revient au galop, piaffant et cabrant.

Plaisir.

Source et rédaction de cet article : Libération

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La revanche de Q-Tip


Critique

Rap. Le vétéran de la scène américaine revient à Paris à la faveur d’un album solo enregistré… en 2000.

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Q-Tip CD The Renaissance (Barclay).Au Bataclan, 50 bd Voltaire, 75011. Ce soir à 19h30

Sur scène, il rappe en chemise et en cravate, couleur or tout de même, histoire de rappeler les chaînes bling-bling de ces collègues. Mais après cinq morceaux, ladite cravate ne reste pas bien longtemps pendue à son cou. Dès que Q-Tip reprend le rageur Sucka Nigga, un des titres qui a fait la gloire de son groupe, A Tribe Called Quest (ATCQ), l’accessoire des hommes d’affaires se retrouve sur son front tel un bandeau révolutionnaire. ATCQ, à la fin des années 80, a mis au point un hip-hop jazz, classieux, qui pioche un peu partout, chez Donal Byrd, mais aussi dans le rock, en piquant une ligne de basse à Lou Reed pour leur célèbre Can I Kick it ? Après un dernier concert en 1994, A Tribe Called Quest, séparé en 1998, n’était jamais revenu jouer à Paris.

Raffiné. Au printemps dernier, Q-Tip faisait son grand retour pour présenter The Renaissance, un disque sophistiqué et raffiné. Quatre mois plus tard, fort du succès remporté lors du premier concert, il revient avec un album solo sous son nom musulman, Kamaal The Abstract, jamais publié : «A l’époque, en 2000, L.A. Reid, le nouveau patron de ma maison de disque, n’y décelait pas de single, il m’a demandé de le refaire. J’ai refusé, je suis parti», racontait-il en mars. Finalement, le tort sera réparé : le disque sort à la rentrée. Il a été conçu après que Q-Tip, devenu producteur de hip-hop suite au split de son groupe, a perdu toute sa collection de disques dans l’incendie de sa maison : «C’était un drame pour moi, mais du coup je me suis mis au piano. Et même si aujourd’hui j’écris et je compose, je continue à fonctionner comme si j’avais un sampler à la place du cerveau.»

Sa passion pour le jazz lui vient de son père, décédé d’un emphysème à l’adolescence de Q-Tip : «Il en avait une importante collection de disques, se rappelle le rappeur, mais aussi du funk, de la soul. Ma première grande émotion, ce fut Pop Corn Willy de King Curtis. J’adorais les Temptations, Sam & Dave, Roy Ayers. Ma mère, elle, écoutait du blues, du gospel. Tout ceci a formé ma base artistique.»

«Bonbons».

Source et rédaction de cet article : Libération

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